Mémoire : comment progresser dans la rédaction

Comme souvent, le plus difficile, c’est de commencer. Vous aurez toujours des excuses pour repousser à plus tard, demain, la semaine prochaine, encore plus tard… Les étudiants commencent souvent leur mémoire en même temps qu’ils préparent leur examen, finissent leur stage, cherchent leur premier emploi ou taillent des plans sur la comète pour leur avenir. Or, tout cela peut causer du stress supplémentaire. Quoi qu’il en soit, pensez comme il sera bon d’avoir votre diplôme en poche et d’être prêt pour de nouvelles expériences de vie !

Rédaction d'un mémoire
Le défi du mémoire affecte bien des étudiants

Trouver son sujet

D’abord, essayez de découvrir un sujet qui pourrait vous intéresser et qui vous motive. Vous devez y penser dès que possible, idéalement dès votre première année d’études. Bien sûr, il est rare d’avoir choisi son sujet dès ce moment-là et c’est normal… vous allez finir par trouver un sujet ! Votre domaine de prédilection devrait vous guider quand vous choisissez vos cours. Regardez aussi ce que d’autres étudiants ont pu écrire avant vous… et rassemblez des idées de vos cours et en parlant à vos profs. Une autre façon de découvrir un sujet passionnant est de puiser l’inspiration à votre stage ou travail.

Avant de commencer à travailler sur votre projet, vous devriez comprendre clairement le but de votre recherche, ce que vous voulez atteindre et les exigences du mémoire. Si vous avez des doutes ou questions, parlez-en à votre directeur/trice de mémoire.

Bonne gestion du temps pour votre mémoire

Vous avez trouvé un super sujet. Il est temps de passer à l’action ! Pour cela, vous devriez gérer votre temps de la façon la plus efficace possible. Mettez des dates limites dans votre agenda et ajoutez-y des commentaires spécifiques sur ce que vous vous demandez à vous-même. Des buts précisément définis sont plus importants qu’une liste d’action arrange pêle-mêle. Par exemple, soyez au clair sur le nombre de pages que vous voulez rédiger avant une certaine date pour vous donner l’impression – fondée – d’avoir avancé. Vous pouvez aussi fixer un nombre de mots par jour. Un calendrier mural et mettre une croix rouge chaque jour à mesure que vous remplissez vos objectifs intermédiaires. A la fin de certains jours, vous aurez une range de croix rouges qui auront un effet psychologique certain : vous considérerez vite qu’allonger cette rangée de jours devient important pour vous au jour le jour.

Il arrive souvent que vous soyez excite au début et vous sentiez tout puissant(e) pour gérer l’ensemble du projet mais que votre motivation décline au bout d’un moment. Cette impression ne devrait pas vous empêcher d’avancer. Souvenez-vous que même 10 à 15 minutes de travail par jour feront avancer le projet ! Un quart d’heure n’est pas long, cela vous permettra de rester concentré. Il vaut mieux écrire le matin alors que vous avez le plus d’énergie. Le travail continu permet aussi de vous raccrocher facilement chaque jour à la dernière partie écrite ! Vous avez besoin de moins de temps pour vous souvenir ce que vous avez fait la dernière fois et ce que vous allez faire maintenant.

Testez de nouvelles méthodes de rédaction

Pourquoi ne pas commencer une mini version de votre mémoire et l’étendre chaque jour un peu plus ? Par exemple, commencer par 100 mots et ensuite étoffer, enrichir et réarranger pas à pas. Cette méthode a quelques avantages évidents. D’abord, il est plus facile de commencer par quelque chose de court, deuxièmement, vous pouvez suivre le problème que vous voulez résoudre sans difficulté. En plus, c’est plus facile de recevoir un retour dans la mesure où le texte peut être rapidement lu, et idem pour faire des ajustements.

En créant votre premier brouillon, ne visez pas à tout prix la perfection ni les connexions logiques les plus travaillées. Ecrivez les idées qui vous viennent. Ensuite, en y revenant, vous allez peut-être découvrir de nouvelles idées auxquelles vous n’aviez pas pensé. Souvenez-vous qu’une rédaction de mémoire est un processus dans lequel vous trouvez peu à peu quoi dire et comment ! Un jour, a partir de votre chaos apparent, vous sortirez un texte logique.

Restez, si ce n’est pas le cas, en contact avec votre école

Il est utile de rejoindre des séminaires sur le mémoire si vous pouvez, et de rencontrer votre superviseur même si elle ou il paraît très occupé. Faites au mieux pour rentrer en contact avec le prof et pour résoudre des points pas encore clairs. Cela vous donnera un coup de pouce supplémentaire lorsque vous aurez à respecter les dates butoir obligatoires. Vous serez aussi au goût du jour des avancées des autres étudiants, et les présentations des mémoires des autres peuvent vous inspirer. De nombreuses universités proposent des cours spécialisés dans l’écriture du mémoire qui, en plus de vous donner des conseils précieux de contenu et de structure, peuvent vous apporter des éclairages quant au style de rédaction.

Comment se forger une motivation d’acier

Il arrive malgré ces atouts, aides et autres facteurs encourageants que vous ne puissiez PLUS même ouvrir votre fichier de mémoire. Dans ce cas, essayez des tâches différentes et toujours utiles comme aller dans une autre bibliothèque, vérifier des sources d’information, ou encore vous motive en discutant de votre sujet avec un ami.e. PArfois, plus vous demandez de conseils ou d’aide à droite à gauche, plus vous voyez les aspects différents d’une question ou d’un problème. Ainsi, vos obstacles vous sembleront peut-être que vous imaginez.

Pourquoi ne pas prévoir des sessions de travail en groupe, par exemple dans la bibliothèque, avec des ami(e)s qui en sont aussi à écrire leur mémoire ? Cela pourrait vous donner plus de motivation en vous faisant aussi garder le contact avec vos amis. Entre deux sessions de travail, vous pouvez déjeuner ou prendre un café ensemble. Pour plus d’infos et d’idées sur la motivation, vous pouvez lire ce post de blog (en anglais).

Quelques conseils pratiques à garder en tête lors d’un mémoire de fin d’études ou de recherche

  • Soyez au clair sur les exigences de votre établissement concernant le style, la longueur, le format et autres aspects de “forme” de votre mémoire
  • Souvenez-vous d’appuyer votre travail existant avec d’autres sources par exemple, et ce régulièrement
  • Vous pouvez trouver des documents similaires écrits par d’autres en bibliothèque
  • N’hésitez pas à demander à vos camarades de promo ou à vos amis de relire ce que vous avez écrit.
  • Courage !