Etudier à l’étranger : expériences pour trouver l’inspiration

Est-ce que je suis fait(e) pour une expérience d’études à l’étranger ?

Dans le monde globalisé d’aujourd’hui, étudier à l’étranger est une option équivalente à celle d’étudier dans son pays d’origine, en tout cas pour un nombre croissant d’étudiants. Ainsi, il est parfois surprenant quand on entend dire que cette expérience est une perte de temps ou d’argent. Plus de deux millions d’étudiants quittent chaque année leur pays d’origine en Europe, que ce soit dans le cadre du programme Erasmus ou autre, et il y a plus de 250 000 étudiants chinois qui partent à l’étranger chaque année. Il y a donc bien un virus de l’étranger qui pousse tous ces jeunes hors de leurs frontières !

Partir étudier à l’étranger et choisir où sont de grandes décisions qui peuvent changer votre vie; d’autres questions peuvent se poser, comme : “est-ce que je pars seul(e) ?”. En tout cas, ne laissez pas la peur vous troubler. De nos jours, vous n’avez plus de raison de craindre de perdre le contact avec votre pays d’origine, avec tous les moyens (Skype, Facebook, WhatsApp…) de rester avec vos proches, y compris si vous vivez à l’étranger pour la totalité de votre programme d’études. Question technique, si Skype vous déçoit, vous pouvez passer à la messagerie instantanée et, dans les moments où vous avez tellement besoin d’échanger que le coût n’importe plus, vous pouvez appeler ou envoyer des SMS.

Enrichissez-vous des expériences d’autres étudiants à l’étranger

Et, quoi que vous décidiez, il reste toujours l’option de changer d’avis, si, finalement, les études à l’étranger ne sont pas votre tasse de thé : alors, vous avez toujours le choix de prendre un billet retour. Cependant, il peut vous sembler trop difficile de décider dès le départ si des études à l’étranger vous correspondent. C’est pour cette raison que lire des témoignages d’étudiants déjà partis peut vous aiguiller dans un sens ou dans l’autre, vous aider à vous faire votre propre opinion. Ceux qui l’ont déjà fait peuvent vous dire avec une certaine objectivité comment c’est vraiment : en Finlande, vous verrez peut-être des doctorantes lisant leurs documents de travail à leur bébé ; en Chine, le manque de plats végétariens peut vous surprendre si vous vivez sur un campus sans vraie possibilité de cuisine et que vous dépendez des restaurants (la viande est considérée comme un signe de richesse en Chine).

Un futur architecte naval malaisien en Ecosse

Etudier à l’étranger : expériences pour trouver l'inspiration
Jason de Malaisie étudie en Ecosse

Jason Tan Yi Sheng

20 ans

De MALAISIE, étudie l’ingénieurie et l’architecture navales à l’University of Strathclyde de Glasgow

J’ai décidé de m’engager dans des études à l’étranger car le programme que je fais en Ecosse n’existe pas vraiment de la même façon en Malaisie. J’ai aussi pensé qu’étudier à l’étranger m’apporterait une meilleure éducation. J’ai commencé à voyager quand j’étais dans ma derni!re année de lycée, donc, dans un sens, voyager fait partie de mes rêves. En étudiant à l’étranger, j’appréhende une culture différente et suis déjà devenu plus indépendant.

Ombres au tableau ? Hmm, d’abord, les frais de scolarité et le coût de la vie, en plus du sacrifice qu’on doit faire par rapport à sa famille et ses amis, en étant si loin d’eux.

Ce que j’adore, c’est des expériences comme les aurores boréales ! Avant e venir en Ecosse, je ne savais pas qu’il y avait des aurores boréales ici ; or, j’avais toujours voulu en voir. C’est tout simplement une expérience magique qui fait partie de mes meilleurs souvenirs de mes études ici.

Est-ce que j’ai été influencé par d’autres dans mon choix ? Non, presque pas, car le programme lui-même m’a fait me décider : seules quelques universités proposent le programme que je suis.

Une Russe en quête d’aventures en Finlande et en Corée

Dasha, 19 ans. De RUSSIE.

Licence en commerce international à HAMK  (Häme University of Applied Sciences), Finlande

J’ai décidé de venir en Finlande car, d’une part, je voulais depuis longtemps être dans un environnement international et parler une autre langue que ma langue maternelle ; d’autre part, la Finlande est près de ma ville d’origine, donc je savais que je pouvais rentrer souvent. En plus, il y a deux ans, quand je finissais le lycée, la Finlande était très populaire entre nous.

Un autre facteur dans ma décision était de pouvoir partir en échange ailleurs (une amie m’en avait parlé), et c’est ce que j’ai fait : je suis partie un semestre à l’université Kyung Hee en Corée du Sud.

Je crois qu’en étudiant à l’étranger, on commence à voir les choses avec différents points de vue. On interagit tous les jours avec des gens très différents de soi et de ce qu’on connaît de son pays d’origine. En Finlande, on utilise souvent l’anglais comme langue commune et, dans tous les pays où c’est le cas, on peut aussi apprendre la langue locale (dans mon cas le finnois).

Je conseillerais vraiment d’étudier à l’étranger parce que ça rend plus fort en tant que personne. Pourquoi ? Parce que les défis sont fréquents, et qu’on apprend beaucoup de ses erreurs.

J’ai beaucoup voyagé depuis la Finlande dès que j’avais un peu de temps ; en fait, j’ai voyagé dans 12 pays européens en covoiturage. Et, après ma première année en Finlande, je suis partie comme au pair deux mois en Espagne, à Santander puis Barcelone. J’ai moins voyagé pendant mon semestre d’échange, enfin, si, j’ai voyagé, mais à l’intérieur de la Corée du Sud.

Les inconvénients que je vois à étudier à l’étranger sont la solitude et le fait que notre famille nous manque. Il est aussi parfois difficile de se faire de nouveaux amis et, à ce titre, je conseille vraiment de se forcer à se faire de nouveaux amis.

Certains aspects culturels du pays d’accueil peuvent déplaire, et je pense que c’est d’autant plus le cas quand on part loin. Mais il faut l’accepter, et essayer de comprendre ces coutumes différentes autant que possible.

Je ne suis pas encore revenue de l’étranger puisque je fais maintenant un stage en Finlande. Mais, depuis le début de mes études, car je rentre souvent en Russie, j’ai senti la différence avec ma famille et mes amis “d’avant”. J’avais vraiment l’impression d’avoir beaucoup changé après un simple semestre en Finlande, alors qu’en Russie tout semblait pareil qu’avant ! C’est différent de parler avec mes amis d’avant et même avec ma famille, qui ne comprend pas toujours surtout s’ils ne sont pas venus me voir – mais je l’accepte aussi. Mais si mes amis russes partent à leur tour en échange, ou même à l’étranger en général, le lien va certainement s’approfondir entre nous.

Par rapport à mon futur, je fais pour l’instant un stage chez Study Advisory et j’apprends le finnois en même temps. Plus tard, je voudrais faire un stage ou travailler à l’étranger dans un autre pays encore, mais toujours en Europe.